samedi 20 septembre 2008

Mexico, Mexiiiiicooooooooo !!


Emiliano Zapata par D. Rivera
Mise en ligne par patricelugan33


Nous voila donc a Mexico !

L hotel qui nous accueille est en plein centre ville donnant sur le Zocalo (place centrale).

Premiere visite, le Palacio national decore par le peinte Diego Riviera. En une seule superbe peinture, il a reussi a rassembler les elements forts de l histoire du pays : l aigle mangeant le serpent (annoncant le lieu ou construire la ville de Technotitlan aux indigenes), les conquistadrors asservissant les indigenes, l eglise s engraissant et convertissant ses derniers, les attaques francaises et etats uniennes, la revolution mexicaine avec Emilio Zapata...

Niveau nourriture on revit... apres les poulets riz de bolivie perou et equateur... les tacos mexicains avec viandes, guacamole, preparations de legumes.. et surtout piments on se regale vraiment.. meme si des fois les piments qui ressortent peuvent etre douloureux... eheheh

L aprem nous voila sur un site Mexicas plus connus sous le nom d Azteques a deux pas du centre, les espagnols ayant tout detruit a leur arrivee et reconstruit sur les ruines. Les azteques ont reignes en maitre asservissant les populations alentours vers le XIeme siecle venant apres la civilisation Teotihuacan et apres les mixteques. On s y perd reellement avec toutes ses civilisations dont certaines se sont chevauchees.
Au debut les azteques avaient accueillis Hernan Cortes avec les honneurs croyant en lui comme un envoye des Dieux. Voyant qu en fait les espagnols venaient les coloniser ils se rebellerent mais les espagnols c etaient deja fait des allies parmi les peuples alentours ne portant pas les azteques dans leurs coeurs.
Sur le site, on peut voir les restes de la pyramide dedie aux dieux Tlaloc, dieu de la pluie et Huitzilopochtli dieu de la guerre.
Le soir le toit de l hotel servant de terrasse nous prenons une petite biere avec Gian Luca un touriste italien bien sympa. Je n ose parler italien car l espagnol semble avoir tout emporte...je vous rassure ca reviendra.

Le lendemain Flo decide d aller voir le site a 1h de la de Teotihuacan. Pour ma part je prefere flaner dans la ville de Mexico qui me plait particulierement. Le beau temps est de nouveau la jusqu a la pluie quotidienne de fin d aprem. A cote des nombreuses expos, les beaux batiments laisses par les espagnols s enchainent. Certains sont couverts de ceramiques, techniques qu ils ont empruntes aux arabes venus en espagne.

Le Secretaria de Educacion publica a aussi ete decore par Diego Rivera. Une partie montre la vie dans les differentes regions et l autre l illustration d une chanson populaire revolutionnaire. Le peintre avait de bonnes idees politiques... Le peuple, les militaires et les paysans s attelent au travail de la terre pendant que les riches capitalistes n ont a manger que des pieces d or. Le texte dit : "El dinero no se come." (l argent ne se mange pas).

Le soir apres le retour de flo, nous nous retrouvons sur la Plaza Garibaldi. Dommage je nai pas mon appareil photo (en effet la ville est connue pour son insecurite donc je n ose le sortir de nuit...). Les mariachis, groupes de musiciens avec cuivre basse, guitares et costumes mexicains avec pantalons brodes, chemises et chapeaux, envahissent la place. Les mexicains souvent en couple les payent pour quelques chansons. Les musiciens les entourent et commencent a jouer. Les clients sont sauvent aux anges a chanter et danser, un des leurs poussent de nombreux cris de joie "hhiiiiiiihha !" superbe moment (cf. video sur flickr).

Le lendemain en se baladant Je croise une statue de plus un metre vingt de la Sainte mort (cadavre habille comme une sainte) il semble que les mexicains lui vouent un culte... Il y a dailleurs des tetes de morts un peu partout dans la pays. J adore !

Le metro, propre et bien, nous emmenne au musee d anthropologie. Les differentes civilisations sont presentes : Au nord du pays Teotihuacan, Mixteques, azteques en gros... au Sud : Mayas puis Tolteques... On sy perd. Le musee est superbe avec de nombreuses steles, statues, poteries... mais trop enorme, au bout de 4h on fatigue...

Retour vers le centre, on croise de plus en plus de gens portant des statuettes d un saint. Celles ci peuvent atteindre un metre cinquante de haut ! On apercoit alors un grand attroupement devant une eglise. Il sagit en fait de San Judas que les pratiquants remercient tous les 28 du mois rassemblant une foule impressionnante.

Le soir apres une petite tequilla reposado (vielli un an) nous assistons a un petit concert rock sympa a la maison de la culture espagnole.

Il est deja temps de quitter Mexico, dommage, la ville est vraiment agreable; mais on y revient dans un mois.

Arrives a Puebla, la ville est une ancienne ville coloniale les batiments sont tres beaux avec de belles facades en ceramiques. La cathedrale est semblable a celle de Mexico mais en plus petite.
La specialite culinaire de la region est le chile en nogada de sortie pour feter la patrie. Il s agit d un piment vert peu piquant farci de fruit et viandes puis recouvert d une sauce sucree blanche avec des bouts de grenades rouges (vert - blanc - rouge, couleur du drapeau mexicain). tres bon. De nouveau nous assistons aux chansons de quelques mariachis.

Le lendemain le temps eclatant permet de flaner dans cette ville bien agreable egalement, avec un marche a la brocante, ses eglises (comme d hab). Le soir un spectacle gratuit de danse folklorique se deroule au centre culturel. Cest l occasion de voir les costumes des espagnols puis des revolutionnaires zapatistes, un bon moment..

Nous fumons ensuite une chicha dans un bar (ce qu on ne peux plus faire en france). Cela en attendant le concert de rock n roll et de punk prevu a 20h et debutant a 23h. C est pas un horaire pour des travailleurs ca ! Ca tombe bien eheheh.

Nous poursuivons le periple a quatre heures de la et nous atteignons Oaxaca autre ville coloniale. Ici les maisons sont de plein pieds avec de superbes couleurs, une ambiance aussi tres chaleureuse. Le couvent de San Francisco accueille les restes d une tombe royale du site zapotheque de Monte Alban entre diverses collections de bijoux et ceramiques trouves dans la region. Le soir un petit verre de "Mezcal" alcool de cactus, pour sendormir c est efficace.

Le site de Monte Alban bien conserve a ete construit et habite entre 800 avant JC et le VI eme siecle. Plusieurs pyramides sont encore debout et dominent la vallee a 2000m d altitude. Cette civilisation effectuait des echanges avec Teotihuacan. Le declin des deux civilisations datent de la meme epoque. les causes possibles en sont : une forte poussee demographique et une baisse des ressources.

Un bus de nuit (ca faisait longtemps...) nous transporte en 12h jusque dans le Chiapas a San Cristobal de las casas. L agreabale posada avec patio et hamac d une suisse francophone nous acueille.
Pour changer des reliques religieuses et des restes de civilisations nous visitons le musee de l ambre. Je n avais aucune idee de ce que c etait, maintenant le mal est repare. Il s agit d une resine d epineux fossilises il y a plus de 25 millions d annees de couleurs jaunes, rouges ou vertes. On en trouve seulement dans 4 ou 5 pays dans le monde. Les azteques l utilisaient deja pour faire des bijoux et des echanges.

Un petit van plein a craquer nous amene le lendemain a San Juan de Chamula. Le denomme Juan est adule par la population indigene locale. Les gens viennent avec un chaman qui va leur enlever le mal. L eglise est jonchee au sol d aiguilles de pins. Les bancs ont ete retires pour que les chamans suivis de leur client sagenouillent apres avoir balaye les aiguilles. Ils deposent alors une quantite de cierges variant suivant l importance du mal a soigner avant de les allumer. En fonction du probleme, des feuilles de basilic, des oeufs ou meme des poules servent a retirer l energie negative. Nous assistons a un rituel ou la poule est trimbalee dans tous les sens frottee contre le corps avant d etre sacrifiee. Cette religion derive du catholicisme. Cependant la mise en place d un sacerdote representant de l Eglise a ete rejetee par les indiens preferant rester independant.

Apres la pluie torrentiel de la journee, nous allons voir un film intitule "Zapatistas cronica de una rebellion". On apprend beaucoup de choses. En 1994, certains indigenes du Chiapas en ayant marre de la repression et du manque de respect et d egalite prennent d assaut la municipalite de San Cristobal. S ensuivent d autres prises de mairies. Le gouvernement repond en envoyant l armee. Demarre alors une longue confrontation non encore finie et plus ou moins forte en fonction des moments entre l armee et l Ejercito Zapatista de Liberacion Nacional (EZLN). Ces derniers demandant l egalite des chances pour la population de cette region la plus pauvre du pays (avec tres peu d acces a l eau potable par exemple), la reconnaissance de leur culture, l arret de l oppression des indigenes.... ont l appui de la population. L armee s installant peu a peu se fait rejetter par des femmes et des enfants... les presidents en place promettent mais n agissent pas... des affrontements ont lieu sur plusieurs annees .. avec morts et blesses. Des milices armees par le gouvernement sont aussi de la partie... Par deux fois d importantes manifestaitons de soutien dans la capitale font reculer l armee. La solidarite et le rassemblement de militants sont toujours efficaces ! Le sous commandant Marcos se montre que tres peu mais officie toujours dans la region. les slogans de soutien dans la ville de San Cristobal sont partout sur les murs. Ca fait une drole d impression d etre au coeur du mouvement...

On quitte ensuite le Mexique (mais pour mieux y revenir plus tard). Un petit van de touristes nous amene a Panajachel sur le lac Atitlan apres avoir passe la frontiere du Guatemala. Bus super lent, nous avons 3h30 de retard a l arrivee, arrivee sous une plus battante...

Les debuts au Mexique ont vraiment ete super on se sent bien la bouffe est bonne, les villes super agreables. Que du Bonheur, vivement qu on rerentre dans le pays ! (dixit Pat)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

bon ben le retour à la civilisation (nourriture cuite, punk et chicha) se passe bien.
c'est un vrai roman, je me régale à vous lire.
hihaaaaa!