lundi 25 mai 2009

Une longue remontee vers la France depuis Dakar


Du desert et encore du desert mais que c est beau !
Mise en ligne par patricelugan33


Première étape de la remontée vers la France depuis Dakar, Saint Louis, ancienne ville coloniale et capitale de l'Afrique de l'Ouest française. Je l'avais visité il y a 7 ans et là encore la ville n a pas trop changée, du moins le coeur historique, mais c'est normal puisqu'il est classé UNESCO.

J'enchaine le lendemain avec le passage frontière Sénégalo-Mauritanien au niveau de Rosso où il faut traverser le fleuve Sénégal. Je craignais un peu ce passage frontière car il avait mauvaise réputation mais en fait il s'est très bien passé et en plus rapidemment. Il semble que lorsqu'on est a pied et dans ce sens, il n'y ait pas de problème. C'est peut être une autre histoire quand on est dans l'autre sens et avec une voiture...
Apres, c'est quand même un peu le "bordel" pour trouver un taxi-brousse pour rejoindre Nouakchott (capitale de la Mauritanie), car il y a beaucoup de taxis clandestins. Au final, un policier m'a fait monter dans un taxi regulier, c est pas plus mal. C est alors parti pour un trajet assez fatiguant puisque j'ai retrouvé la configuration 2-4-3 ! Les paysages se desertifient au fur et à mesure que l'on remonte. C'est déjà bien désertique au niveau de Nouakchott.

Arrivée à Nouakchott, je me balade un peu pour visiter la ville et vais voir le marché aux poissons situé a 5 km du centre de Nouakchott en bordure de mer. C est un marché très animé ou l'on peut profiter du spectacle en toute quiétude, les mauritaniens étant indifférents à la présence de touristes. Par conrtre, si l'on veut discuter avec eux, ils sont très ouverts.
Le soir je retrouve Manon et Vincent, deux amis journalistes de Perrine, qui m'emmène chez des amis à eux. Toujours intéressant d'entendre parler d un pays par des personnes qui le connaissent bien, la grosse question d actualité étant de savoir s'il y aura des élections le 6 juin où si elles seront reportées (à priori elles auront bien lieu).
Me posant des questions sur mon prochain passage frontière entre la Mauritanie et le Maroc (problème de transport ou non, ce n'est pas très clair), je vais au marché "marrocains" de Nouakchott voir s'il y a des occasions pour remonter sur le Maroc. Il y en a effectivement constitué par les camions fruitiers marocains qui font des aller-retour entre les deux pays. Ils mettent en moyenne 72h pour remonter sur Agadir. Après réflexion, je préfère continuer ma remontée en taxi-brousee jusqu'à Nouadhibou car cela me permet de voir une ville supplémentaire, c'est à peu près aussi rapide et les prix pratiqués par les camions fruitiers ne sont pas forcément intéressants.

Me voici donc de nouveau dans un 2-4-3 direction Nouadhibou. Le long de la route je peux apprécier de superbes paysages désertiques, par endroit la mer de dunes allant plonger dans l'océan. Nous arrivons sur Nouadhibou au moment même où le train minéralier quitte la ville. Ce train serait le plus long du monde et c'est vrai qu'on le longe un bon moment et tout ça par soleil couchant, c'est superbe. Le soir petite balade dans la ville qui n a pas beaucoup de charme.

Je continue ma remontée rapide le lendemain en prenant à nouveau un taxi-brousse direction Dakhla au Maroc, partie sahara occidental. Au final il existe donc bien maintenant des transports en commun entre les deux pays (ce qui n était pas le cas par le passé). Le passage frontière est très long, en particulier du côté marocain où l'on passe plus de 3 heures pour obtenir le cachet d'entrée sur le passeport, c'est long. Par chance je sympathise avec deux français qui descendaient une voiture et m'offre un bon sandwich avec de la rosette, ça sent la France tout ça !

Arrivé à Dakhla en début de soirée, j ai a peine le temps de me balader un peu dans la ville (qui est étonnement développée pour une ville "perdue" dans le désert) que je prends un bus de nuit direction Agadir. Me voilà de nouveau dans les transports pour un trajet de presque 20 heures. Les paysages sont toujours superbes le long de la côte du Sahara Occidental.

Je ne resterais qu'une soirée a Agadir, le temps de me balader un peu dans la ville et de voir la "croisette" locale. Là encore je suis étonné de voir comment la ville est développée, je me sens déjà plus en Europe qu en Afrique...

Le lendemain, je continue de tracer mon chemin et prends un bus pour Marrakech. Arrivé là-bas, je me renseigne pour les bus en direction de la France. Il y en a un le jour même sinon je dois attendre 3 jours. Je serais bien resté au moins une journée ici pour visiter la ville mais je me décide finalement à prendre le bus du jour même. Je n'ai ainsi que 4 heures pour déambuler un peu dans le centre de Marrakech, le temps de voir la place Jamee Al Fna avec ses charmeurs de serpents, ses diseuses de bonnes aventures, ses marchands de fruits secs..., la Koutoubia (jolie mosquée) et le Souk; et me voici déjà dans un bus direction Tours en France. Là c'est parti pour 40 heures de bus ! Je suis le seul "blanc" dans le bus, la majorité de passagers étant des retraités d'origine marocaines faisant des aller-retour entre la France et le Maroc, "leurs deux pays".

La première nuit est très courte puisque l'on fait un arrêt à 23h00 pour manger et arrivons à 3h00 à Ceuta (enclave espagnol sur le territoire marocain) pour faire les formalités administratives avant d'embarquer sur le premier bateau qui traverse le détroit de Gibraltar à 5h00. Le reste est une traversée de l'Espagne puis de la France. Un dernier train pour rejoindre Angers et me voici après un peu moins de 5 000 km fait depuis Dakar en une semaine de retour au bercail après un peu plus d'un an de voyage.


Flo

1 commentaire:

Suraj a dit…

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